PONT L'ABBE
LOCTUDY
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Pêche à pied
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Vasière
Vasière
Anse du
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Bodillo
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23 novembre 2019 : L'équipage de l'AURPPA sur le pont de l'Hémérica !
Journée aussi amicale qu'instructive que celle du samedi 23 novembre qui vit dix matelots et leurs officiers de l'AURPPA (le Maître principal, le président Julien Chapeau et son second Georges Stéphanidis, trésorier de l'association des plaisanciers du port de Pont-l'Abbé) investirent la citadelle de la Ville-Close, à Concarneau afin de découvrir le passé, hélas révolu, de ce grand port, aujourd'hui relégué au rang de curiosité patrimoniale.
Du moins, le musée de la Pêche, créé en 1961 par Charles Viaud, Marcel Chevannes et Emile Le Tendre dans les locaux de l'ancien arsenal situés dans la rue Vauban, offrent-ils une vision exhaustive de la séculaire relation entre les pêcheurs du Pays de Concarneau et l'Océan.

Après s'être sustenté dans un des restaurants de la place, l'équipage de l'AURPPA, guidé par Mme Christine Labbé, conférencière, découvrit avec beaucoup d'intérêt les divers modes de pêche en usage à Concarneau depuis le Moyen-Age. De l'épopée de la sardine à celle du thon, les techniques de pêche sont ainsi très concrètement décrites par le moyen de maquettes, de diaporamas fort bien agencés.
La sardine a longuement marqué l'Histoire de Concarneau. Longévité qu'explique la technique dite du pressage, apparue au XVIIème siècle permettant la conservation du poisson et donc son transport, sur tout le littoral atlantique.
Poisson capricieux, la sardine vint à déserter la baie au début du XXème siècle, plongeant des familles entières de pêcheurs dans la misère. En solidarité, la ville organisa en 1905 sa première fête des Filets Bleus…

Vint le temps des chaluts hauturiers qui vit les Concarnois s'en aller pêcher sur les côtes d'Irlande. Jusque dans les années soixante-soixante dix, la majorité de la population vivait de la pêche, de la transformation du poisson dans les trente-deux conserveries que comptait la ville, dont, on peut le regretter, aucun vestige n'a été perpétué (contrairement à la conserverie de Loctudy). Car l'industrie de la pêche hauturière, c'est tout un savoir-faire aujourd'hui disparu. La construction navale connut ainsi son heure de prospérité avec, notamment, les chantiers Krebs, au lieu-dit le Passage. Lors de la visite, Jean-Yves Barzic le régional de l'étape, s'est attaché à décrire la Comtesse, énorme machine à coudre les voiles de thoniers et les tapeculs de chalutiers, que possédait son grand-père, armateur et voilier à l'enseigne de « Tout pour la Marine », sur le quai Carnot.

Au terme de cette passionnante visite, l'équipage bigouden mit son sac à bord de « l'Hémérica », chalutier de pêche classique (funes et panneaux latéraux), exposé dans l'arrière-port. Construit à Lorient, il intégra en 1971 la flottille de l'Armement Nicot armateur concarnois qui l'offrit, par la suite, à l'association des Amis du Musée.
Tant le pont que l'intérieur, de la salle des machines, aux couchettes, en passant par la cuisine donne au visiteur une idée de la dure vie des marins, au cours de cette décennie soixante-dix.

Aucun doute, le déplacement en valait la peine !

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